En date de juin 2026, les principales actions axées sur l'IA telles que Nvidia, Microsoft et Alphabet continuent de se négocier à des ratios cours/bénéfice élevés, celui de Nvidia dépassant 50. Les analystes de Goldman Sachs et Morgan Stanley ont signalé que ces valorisations pourraient ne pas être durables compte tenu des taux de croissance des revenus actuels et de la concurrence des startups IA émergentes.
Selon un rapport de Reuters de juin 2026, le secteur de l'IA a vu sa capitalisation boursière augmenter de 40 % au cours de l'année écoulée, mais la croissance des bénéfices a stagné à environ 20 %. Cet écart a conduit à des avertissements d'une correction potentielle du marché, certains experts comparant la situation à la bulle Internet du début des années 2000.
De plus, la surveillance réglementaire s'intensifie. La loi sur l'IA de l'Union européenne, effective en août 2026, impose de nouveaux coûts de conformité qui pourraient impacter les marges bénéficiaires. Aux États-Unis, la Federal Trade Commission a lancé des enquêtes sur les pratiques de tarification de l'IA, ajoutant à l'incertitude des investisseurs.
Il est conseillé aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles et de considérer des mesures basées sur la valeur plutôt que de se fier uniquement aux projections de croissance. Le risque caché réside dans l'hypothèse que les valorisations élevées actuelles seront justifiées par les bénéfices futurs, un pari qui s'est historiquement avéré risqué.