La Fondation des soins de santé contre le SIDA (AHF) a renouvelé son appel à l'annulation complète de la dette des pays en développement, arguant que le fardeau insoutenable de la dette exacerbe la pauvreté et sape les progrès sanitaires mondiaux. Dans une déclaration publiée le 10 juin 2026, l'AHF a exhorté les dirigeants du G20 à donner la priorité à l'allégement de la dette plutôt qu'au remboursement des créanciers, avertissant que les politiques actuelles piègent les pays dans un cycle d'austérité et de privation.
Selon l'AHF, plus de 60 pays à faible revenu consacrent plus d'argent au service de la dette qu'à la santé, à l'éducation ou à la protection sociale. L'organisation cite des données de la Banque mondiale et du FMI montrant que la dette extérieure totale des pays à revenu faible et intermédiaire a atteint un record de 9 300 milliards de dollars en 2025. L'AHF soutient que sans un allégement immédiat, ces nations ne peuvent pas répondre adéquatement aux pandémies, aux chocs climatiques ou à l'insécurité alimentaire.
Le président de l'AHF, Michael Weinstein, a déclaré : 'La dette est une forme moderne de colonialisme. Elle force les nations les plus pauvres à sacrifier la santé et l'avenir de leur peuple au profit des créanciers riches.' La fondation appelle à un cadre multilatéral comprenant l'annulation de la dette, une restructuration équitable et une interdiction des pratiques de prêt prédatrices.
Les critiques de l'annulation de la dette, y compris certains pays créanciers et institutions financières, soutiennent qu'elle pourrait compromettre les prêts futurs et encourager l'irresponsabilité budgétaire. Cependant, l'AHF et les ONG alliées rétorquent que le système actuel échoue déjà, de nombreux pays faisant face à un défaut de paiement ou à des cycles de restructuration répétés qui ne s'attaquent pas aux causes profondes.
Cet appel intervient avant le sommet du G20 prévu plus tard ce mois-ci, où la réforme de la dette devrait être un point clé de l'ordre du jour. L'AHF mobilise ses partisans dans le monde entier pour faire pression sur les dirigeants afin qu'ils adoptent une approche de 'justice de la dette' qui donne la priorité aux droits de l'homme et au développement durable.