La Cour constitutionnelle du Zimbabwe doit examiner une affaire contestant la décision du président Emmerson Mnangagwa de démettre Jessie Majome de ses fonctions de présidente de la Commission des droits de l'homme du Zimbabwe (ZHRC) et de la réaffecter à la Commission de la fonction publique (PSC). L'affaire, déposée par les avocats zimbabwéens pour les droits de l'homme, soutient que ce limogeage viole les dispositions constitutionnelles relatives à l'indépendance de la commission.
Selon les documents judiciaires, les requérants affirment que la décision du président porte atteinte à l'autonomie de la ZHRC, garantie par l'article 242 de la Constitution zimbabwéenne. L'audience est prévue pour juillet 2026, bien qu'aucune date précise n'ait été officiellement confirmée.
Jessie Majome, avocate et ancienne députée, a été nommée présidente de la ZHRC en 2023. Sa réaffectation à la PSC a été annoncée dans un journal officiel au début de l'année 2026, suscitant les critiques des groupes de défense des droits de l'homme qui y voient un dangereux précédent pour l'indépendance des institutions étatiques.
La décision de la Cour constitutionnelle devrait avoir des implications significatives pour la séparation des pouvoirs et la protection des droits de l'homme au Zimbabwe. La cour n'a pas encore rendu de décision sur cette affaire.