Le Yémen, déjà l'un des pays les plus touchés par la pénurie d'eau au monde, fait face à une crise de l'eau aggravée par le conflit en cours et des cadres réglementaires faibles. Selon les Nations Unies, plus de 17 millions de personnes au Yémen n'ont pas accès à l'eau potable et à l'assainissement, une situation aggravée par la guerre qui a commencé en 2014.
Le conflit a endommagé les infrastructures hydrauliques, notamment les pipelines et les stations de traitement, tandis que l'effondrement de la gouvernance a conduit à une extraction non réglementée des eaux souterraines. La Banque mondiale rapporte que les ressources en eau renouvelables par habitant au Yémen sont parmi les plus faibles au monde, à moins de 100 mètres cubes par an, bien en dessous du seuil de pénurie d'eau de 1 000 mètres cubes.
Des organisations humanitaires comme l'UNICEF et le Comité international de la Croix-Rouge ont averti que les maladies d'origine hydrique, dont le choléra, sont endémiques. En 2024, le Yémen a signalé plus de 100 000 cas suspects de choléra, les enfants de moins de cinq ans étant particulièrement vulnérables.
Les efforts pour faire face à la crise comprennent le transport d'eau d'urgence et la réhabilitation des puits, mais des solutions à long terme nécessitent la paix et une meilleure gouvernance de l'eau. Le Plan de réponse humanitaire 2026 de l'ONU pour le Yémen demande 4,3 milliards de dollars pour aider 17,3 millions de personnes, avec l'eau et l'assainissement comme secteur prioritaire.