Sila Atlantik, la société derrière le projet Xlinks, vise à construire un câble sous-marin de 3 800 kilomètres pour transmettre de l'énergie renouvelable du Maroc au Royaume-Uni. Le projet, qui impliquerait 15 GW de capacité solaire et éolienne dans le désert marocain, est présenté comme un moyen de fournir une électricité propre et de base à la Grande-Bretagne. Cependant, le plan se heurte à des obstacles importants en Allemagne, où des problèmes réglementaires et techniques ont ralenti les progrès.
Selon des sources industrielles, le « verrou » allemand fait référence à la nécessité d'une approbation de la part du gestionnaire de réseau allemand et du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (ENTSO-E). Le câble traverserait les eaux allemandes, et l'Allemagne a exprimé des inquiétudes concernant la stabilité du réseau et l'intégration d'une source d'énergie intermittente aussi importante. Aucune décision finale n'a été prise en juin 2026.
Le gouvernement marocain a soutenu le projet dans le cadre de son ambition de devenir un important exportateur d'énergie renouvelable. Le pays possède déjà l'une des plus grandes fermes solaires au monde, Noor Ouarzazate, et prévoit d'augmenter sa capacité renouvelable à 52 % d'ici 2030. Cependant, le succès du projet Xlinks dépend de la résolution de l'impasse réglementaire allemande.
Des groupes environnementaux ont également soulevé des questions sur l'impact du câble sur les écosystèmes marins et l'utilisation des terres désertiques pour les panneaux solaires. Sila Atlantik a déclaré qu'elle mènerait des évaluations environnementales approfondies, mais aucun résultat n'a encore été publié.