L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme sur 'l'ampleur et la rapidité' de l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), qui serait suspectée d'avoir causé plus de 130 décès. L'épidémie, centrée dans la province du Nord-Kivu, est compliquée par un conflit armé en cours et la méfiance des communautés.
En mai 2026, l'OMS rapporte plus de 200 cas suspects, avec un taux de létalité élevé. Le virus s'est propagé à plusieurs zones de santé, notamment Beni et Butembo, des zones déjà touchées par Ebola en 2018-2020. Les agents de santé rencontrent des difficultés pour accéder aux communautés affectées en raison de l'insécurité.
L'OMS a déployé des équipes pour soutenir la surveillance, la vaccination et les efforts de traitement. Le vaccin expérimental contre Ebola, le rVSV-ZEBOV, est utilisé dans des campagnes de vaccination en anneau, ciblant les contacts des cas confirmés. Cependant, l'hésitation vaccinale et les obstacles logistiques restent des défis majeurs.
Des partenaires internationaux, dont Médecins Sans Frontières (MSF) et les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), assistent le ministère de la Santé de la RDC. L'épidémie n'est pas encore classée comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais l'OMS appelle à un financement et à une coordination accrus.