L'Organisation mondiale de la santé (OMS) rapporte que les efforts mondiaux pour éliminer l'hépatite C ont donné des résultats mitigés. Selon le rapport mondial sur l'hépatite 2024 de l'OMS, les nouvelles infections par l'hépatite C ont diminué de 15 % entre 2019 et 2022, passant d'environ 1,5 million à 1,3 million de nouvelles infections par an. Cependant, le nombre de décès dus à l'hépatite C est resté relativement stable, autour de 240 000 par an en 2022.
L'hépatite C est une infection virale qui affecte principalement le foie, provoquant une maladie aiguë et chronique. Le virus se propage par contact avec du sang infecté, le plus souvent par des pratiques d'injection dangereuses, une stérilisation inadéquate du matériel médical et des transfusions sanguines non contrôlées. L'hépatite C chronique peut entraîner une cirrhose et un cancer du foie si elle n'est pas traitée.
Les médicaments antiviraux à action directe (AAD) peuvent guérir plus de 95 % des personnes atteintes d'hépatite C, mais l'accès au diagnostic et au traitement reste inégal. L'OMS estime que seulement 36 % des 50 millions de personnes vivant avec une hépatite C chronique dans le monde avaient été diagnostiquées en 2022, et seulement 20 % avaient reçu un traitement. L'objectif de l'OMS est d'éliminer l'hépatite C en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030, défini comme une réduction de 90 % des nouvelles infections et une réduction de 65 % des décès par rapport aux niveaux de 2015.
Les progrès varient selon les régions. Des pays comme l'Égypte ont réalisé des progrès significatifs grâce à des campagnes de dépistage et de traitement de masse, tandis que de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire sont encore confrontés à des obstacles tels que le coût élevé des médicaments et des infrastructures de santé fragiles. L'OMS souligne la nécessité d'élargir les tests, les services de réduction des risques pour les personnes qui s'injectent des drogues et l'intégration des services liés à l'hépatite dans les soins de santé primaires.