Une nouvelle étude publiée dans la revue Alzheimer's & Dementia: Diagnosis, Assessment & Disease Monitoring indique qu'un taux plus élevé de vitamine D à l'âge mûr est associé à un risque réduit de développer la maladie d'Alzheimer et d'autres démences plus tard dans la vie. La recherche a analysé les données de plus de 12 000 participants de l'étude Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC), mesurant les niveaux de vitamine D à partir d'échantillons sanguins prélevés lorsque les participants avaient entre 50 et 60 ans.
Les résultats montrent que les personnes ayant les niveaux de vitamine D les plus élevés présentaient un risque significativement plus faible de démence des décennies plus tard, par rapport à celles ayant les niveaux les plus bas. Ce lien est resté significatif après ajustement pour tenir compte de divers facteurs comme l'âge, l'éducation et la santé cardiovasculaire. Les auteurs de l'étude soulignent qu'il s'agit d'une association observationnelle et non d'une preuve de causalité.
Les chercheurs notent que l'effet protecteur potentiel pourrait être lié au rôle de la vitamine D dans la santé cérébrale, notamment la réduction de l'inflammation et l'élimination des plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Ils concluent que si les résultats sont prometteurs, ils plaident pour la nécessité d'essais cliniques randomisés pour déterminer de manière définitive si une supplémentation en vitamine D chez les adultes d'âge mûr peut retarder ou prévenir l'apparition de la démence.