Le 12 octobre 2000, le destroyer lance-missiles USS Cole (DDG-67) était en train de se ravitailler dans le port d'Aden, au Yémen, lorsqu'il a été attaqué par des kamikazes dans une petite embarcation en fibre de verre. L'explosion a creusé une brèche de 12 sur 12 mètres dans le flanc bâbord du navire, tuant 17 marins de l'US Navy et en blessant 39 autres. L'attaque a été revendiquée par al-Qaïda.
L'attentat de l'USS Cole a été un événement charnière qui a révélé des vulnérabilités critiques dans les défenses des navires de guerre américains contre les menaces asymétriques, en particulier dans les ports étrangers. Une enquête ultérieure de l'US Navy a mis en lumière des défaillances dans les procédures de protection des forces et le partage du renseignement.
En réponse, l'US Navy a lancé un vaste programme de Protection de la Force. Celui-ci a inclus la création du Naval Expeditionary Combat Command, le déploiement de petites embarcations armées comme écrans de protection, un renforcement du renseignement et un nouvel entraînement rigoureux pour les marins à la défense rapprochée. Des modifications physiques des navires, comme une meilleure compartimentation étanche et l'installation de systèmes anti-sniper et de moyens de dissuasion non létaux, ont également été mises en œuvre.
Les leçons tirées de l'attaque du Cole continuent d'influencer la doctrine navale américaine et la conception des navires. L'incident a souligné la nature changeante des menaces maritimes et la nécessité de protéger les bâtiments non seulement en mer, mais aussi pendant les périodes vulnérables dans les ports.