Une étude récente publiée dans la revue Obstetrics & Gynecology a analysé les données de l'Enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé (NSDUH) pour examiner les tendances de la consommation d'alcool chez les femmes enceintes aux États-Unis. L'étude a révélé qu'en 2020, environ 13,5 % des femmes enceintes ont déclaré avoir consommé de l'alcool, et 4,5 % ont déclaré avoir bu de façon excessive (défini comme quatre verres ou plus en une seule occasion).
La recherche a mis en évidence des variations significatives des habitudes de consommation en fonction de facteurs démographiques. Les femmes enceintes âgées de 35 à 44 ans présentaient les taux de consommation d'alcool les plus élevés (19,2 %), tandis que celles ayant un diplôme universitaire déclaraient des taux plus élevés (16,5 %) par rapport à celles ayant moins d'éducation. L'étude a également noté que la consommation d'alcool pendant la grossesse est restée relativement stable au cours de la dernière décennie, malgré les campagnes de santé publique avertissant des risques.
Les experts en santé soulignent qu'aucune quantité d'alcool n'est considérée comme sûre pendant la grossesse, car elle peut entraîner des troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale (TSAF), qui provoquent des handicaps physiques, comportementaux et intellectuels à vie. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent aux femmes enceintes ou qui tentent de le devenir de s'abstenir complètement d'alcool.
Ces résultats soulignent la nécessité d'interventions ciblées pour réduire la consommation d'alcool chez les femmes enceintes, en particulier parmi les groupes démographiques plus âgés et plus éduqués où les taux sont les plus élevés. Les responsables de la santé publique continuent de promouvoir la sensibilisation à travers des campagnes comme l'avis du chirurgien général sur l'alcool et la grossesse.