Les délégations américaine et iranienne se sont rendues à Islamabad, au Pakistan, pour un nouveau cycle de négociations nucléaires indirectes, avec Oman jouant le rôle de médiateur. Les pourparlers, qui avaient été remis en question en raison d'exigences de dernière minute de Téhéran, ont néanmoins eu lieu malgré les demandes iraniennes de mesures préalables.
Le négociateur en chef iranien Abbas Araghchi dirigeait la délégation iranienne, tandis que l'envoyé américain au Moyen-Orient Steve Witkoff représentait le côté américain. Les deux équipes ne devaient pas se rencontrer directement, les officiels omanais faisant la navette entre les parties dans un format similaire aux précédents cycles de diplomatie indirecte.
Téhéran avait publiquement réclamé la levée de certaines sanctions ou d'autres mesures de confiance avant d'entamer des discussions de fond, créant une incertitude quant à la tenue de la réunion d'Islamabad. Malgré ces déclarations publiques, les deux délégations sont arrivées dans la capitale pakistanaise, signalant qu'aucune des deux parties n'avait totalement abandonné le processus diplomatique.
Les négociations se déroulent dans un contexte de pression accrue de l'administration Trump, qui a menacé d'une action militaire si la diplomatie échoue à empêcher l'Iran de développer une arme nucléaire. L'Iran maintient que son programme nucléaire est à des fins pacifiques. L'issue du cycle d'Islamabad est considérée comme un indicateur clé de la viabilité d'un accord plus large.