Les négociations indirectes entre les États-Unis et l'Iran visant à relancer le Plan d'action global commun (JCPOA) de 2015, communément appelé l'accord nucléaire iranien, sont dans l'impasse. Les pourparlers, médiés par les puissances européennes, n'ont pas progressé depuis des mois, des désaccords persistants subsistant sur l'étendue des allégements de sanctions et les avancées nucléaires de l'Iran.
Suite au retrait américain de l'accord en 2018 sous l'administration Trump, l'Iran a progressivement accru ses activités d'enrichissement d'uranium. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a rapporté que l'Iran possède désormais un stock important d'uranium hautement enrichi, le rapprochant de niveaux potentiellement utilisables pour une arme.
Face à cette impasse diplomatique, la liste des options viables de l'administration Biden pour freiner le programme nucléaire iranien semble courte. Une action militaire est considérée comme un dernier recours à haut risque. Les principales alternatives consistent à accroître la pression économique et diplomatique par des sanctions et un isolement international accru, bien que l'efficacité de ces mesures soit débattue compte tenu des liens approfondis de l'Iran avec la Russie et la Chine.
Les analystes avertissent que la prolongation de l'impasse augmente le risque d'une escalade régionale ou d'une crise nucléaire, car le "délai de percée" de l'Iran—le temps nécessaire pour produire suffisamment de matières fissiles pour une bombe—s'est considérablement réduit depuis que l'accord original était en vigueur.