Un rapport des Nations Unies a mis en garde contre la présence de cellules extrémistes au Bangladesh, mais les responsables de la police locale affirment n'être au courant d'aucune activité de ce type. Le rapport, publié plus tôt cette année, souligne les préoccupations concernant le potentiel de radicalisation et de recrutement dans le pays.
Selon le document de l'ONU, ces cellules pourraient opérer dans diverses régions, exploitant les griefs locaux et utilisant des plateformes en ligne pour diffuser de la propagande. Le rapport exhorte le gouvernement bangladais à renforcer ses efforts de lutte contre le terrorisme et à coopérer plus étroitement avec les partenaires internationaux.
Cependant, lorsqu'ils ont été contactés par des journalistes, de hauts responsables de la police à Dacca ont déclaré qu'ils n'avaient connaissance d'aucune cellule extrémiste spécifique opérant dans le pays. Ils ont souligné que le Bangladesh avait fait des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme ces dernières années et que la situation sécuritaire était sous contrôle.
L'écart entre l'avertissement de l'ONU et la réponse de la police soulève des questions sur l'exactitude du rapport et sur le niveau de communication entre les organismes internationaux et les autorités locales. Certains analystes suggèrent que l'ONU pourrait avoir accès à des renseignements qui ne sont pas partagés avec les forces de l'ordre locales, tandis que d'autres mettent en garde contre le fait de rejeter cet avertissement à la légère.
À ce jour, le gouvernement bangladais n'a pas émis de réponse officielle au rapport de l'ONU. La communauté internationale suivra de près la manière dont Dacca répondra à ces préoccupations et si des actions concrètes seront prises pour enquêter sur la présence présumée de cellules extrémistes.