Selon un rapport du Guardian, le nombre de fermes laitières intensives au Royaume-Uni qui confinent en permanence une partie de leur bétail à l'intérieur a considérablement augmenté. Cette hausse est attribuée aux difficultés des agriculteurs face à la hausse des coûts et à la vente de lait à perte.
Cette pratique, souvent qualifiée de « vaches en batterie » par les critiques, consiste à garder les vaches à l'intérieur pendant la majeure partie ou la totalité de leur vie, à l'instar des poules en batterie. La Soil Association et d'autres groupes ont exprimé des inquiétudes concernant le bien-être animal et les impacts environnementaux.
Les données du ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra) montrent que le nombre de vaches laitières en Angleterre élevées dans des fermes de plus de 200 têtes a augmenté de 10 % au cours des cinq dernières années. Cependant, les chiffres exacts sur le nombre de fermes utilisant des systèmes de zéro pâturage ne sont pas collectés de manière centralisée.
Les représentants de l'industrie affirment que ces méthodes sont nécessaires pour rester compétitifs et assurer un approvisionnement stable en lait, surtout depuis que les coûts des intrants comme l'alimentation et l'énergie ont grimpé. Le secteur laitier britannique a connu une augmentation de 30 % des coûts de production depuis 2020.
Les groupes de consommateurs réclament un étiquetage plus clair pour distinguer les produits laitiers issus de pâturages de ceux issus d'élevage intensif. Le gouvernement n'a annoncé aucune nouvelle réglementation sur cette pratique.