Malgré la démission d'un ministre du cabinet et les demandes de près d'un quart des députés travaillistes pour qu'il se retire, le premier ministre britannique en difficulté, Keir Starmer, reste à Downing Street. La question est de savoir pour combien de temps.
Lorsque Wes Streeting, le secrétaire à la Santé, a démissionné le 14 mai 2026, invoquant des différences irréconciliables sur la politique économique du gouvernement, cela a déclenché une vague de dissidence interne. Selon des rapports vérifiés, 87 députés travaillistes — environ 23 % du groupe parlementaire — ont publiquement demandé à Starmer de démissionner, bien qu'aucun vote de censure formel n'ait été programmé au 16 mai 2026.
La crise découle d'une série de revirements politiques et d'une cote de popularité en baisse, tombée à 28 % dans le dernier sondage YouGov du 15 mai 2026. Starmer a promis de continuer, déclarant lors d'une conférence de presse le 15 mai qu'il 'se battrait' et tiendrait ses promesses électorales.
Les analystes politiques suggèrent que, bien que la menace immédiate d'une contestation de la direction soit contenue, la position du premier ministre reste précaire. Le prochain test clé sera les élections locales de juin 2026, où de mauvais résultats pourraient accélérer les appels à son départ.