Un changement réglementaire majeur au Royaume-Uni oblige désormais les organismes de réglementation médicale à publier les conclusions de fautes sexuelles contre les professionnels de santé, rendant ces informations accessibles au public pour la première fois. Cette mesure vise à améliorer la transparence et la sécurité des patients au sein du Service national de santé (NHS) et du secteur privé.
Auparavant, les détails des audiences d'aptitude à exercer — en particulier celles impliquant des fautes sexuelles — n'étaient pas toujours facilement accessibles aux patients ou aux employeurs. Dans le cadre du nouveau dispositif, des régulateurs tels que le General Medical Council (GMC) et le Nursing and Midwifery Council (NMC) doivent rendre ces conclusions plus facilement consultables en ligne.
Les défenseurs de la sécurité des patients ont largement salué ce changement, affirmant que les individus ont le droit de savoir si un professionnel de santé qui les traite a déjà été reconnu coupable de faute sexuelle. Les critiques de l'ancien système soulignaient des cas où des praticiens radiés ou sanctionnés avaient changé d'employeur sans que leurs antécédents soient largement connus.
Cette réforme fait suite à des années de campagne menées par des survivants et des groupes de défense des patients, qui soutenaient que l'opacité du système disciplinaire permettait à des récidivistes de continuer à travailler dans des établissements de santé. Les régulateurs ont déclaré que les changements visent à trouver un équilibre entre transparence et équité envers les praticiens ayant purgé leurs sanctions.