La popularité croissante des médicaments agonistes des récepteurs GLP-1 — communément appelés « injections minceur » — a un effet secondaire inattendu : la tension dans les relations de couple. Alors que de plus en plus de personnes atteignent une perte de poids significative grâce à des médicaments comme le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro), des partenaires et des membres de la famille rapportent des réactions émotionnelles complexes face à ces changements.
Des conseillers conjugaux et des psychologues ont noté une augmentation des cas où la transformation physique spectaculaire d'un partenaire entraîne des changements de confiance en soi, de comportement social et de dynamique relationnelle. Si la personne qui perd du poids rapporte souvent une meilleure estime de soi et une vie sociale plus active, son partenaire peut parfois se sentir délaissé, insécurisé, voire ressentir du ressentiment face à ce changement.
Les médicaments GLP-1 agissent en imitant les hormones qui régulent l'appétit et la glycémie, aidant les utilisateurs à se sentir rassasiés plus tôt et à manger moins. Les essais cliniques ont montré que le sémaglutide peut aider les utilisateurs à perdre en moyenne 15 % de leur poids corporel, tandis que le tirzépatide a démontré des pertes allant jusqu'à 20 % ou plus dans certaines études.
Les experts avertissent que la perte de poids — qu'elle soit obtenue par médicaments, chirurgie ou changements de mode de vie — peut fondamentalement modifier le sens de l'identité d'une personne et sa place au sein d'une relation. Les thérapeutes recommandent aux couples de communiquer ouvertement sur l'impact émotionnel de tels changements et d'envisager une thérapie de couple si des tensions apparaissent.