Les Émirats arabes unis ont annoncé vendredi leur départ de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de l'OPEP+, avec effet immédiat. Cette décision intervient alors qu'une crise énergétique déclenchée par la guerre en cours avec l'Iran a mis en lumière de profonds désaccords entre les nations du Golfe sur les niveaux de production.
Selon des déclarations officielles, le départ des EAU découle d'un différend sur les quotas de production. Le pays réclamait une production plus élevée pour profiter de la hausse des prix du pétrole, tandis que d'autres membres de l'OPEP, menés par l'Arabie saoudite, prônaient le maintien des réductions de production pour stabiliser le marché. La guerre en Iran a exacerbé ces tensions, les EAU cherchant à augmenter leurs revenus pour financer leurs efforts militaires et de diversification économique.
Le départ des EAU marque un changement significatif dans le paysage pétrolier mondial, car ils étaient l'un des membres les plus influents de l'OPEP. Les analystes suggèrent que cette décision pourrait entraîner une fragmentation supplémentaire au sein de l'alliance, ce qui pourrait avoir un impact sur l'offre et les prix mondiaux du pétrole. Les EAU ont déclaré qu'ils continueront à produire du pétrole de manière indépendante, en se concentrant sur la maximisation de leur capacité de production.
À ce jour, aucun autre membre de l'OPEP n'a indiqué son intention de suivre l'exemple des EAU. L'organisation n'a pas encore publié de réponse officielle à ce départ.