Le déficit commercial de la Tunisie s'est creusé pour atteindre 8,2 milliards de dinars tunisiens (environ 2,6 milliards de dollars) au cours des cinq premiers mois de 2026, selon les données de l'Institut National de la Statistique (INS). Cela représente une augmentation de 12% par rapport à la même période en 2025, où le déficit était de 7,3 milliards de dinars.
Cette détérioration est due à une hausse de 9% des importations, qui ont atteint 24,5 milliards de dinars, tandis que les exportations n'ont augmenté que de 6% pour atteindre 16,3 milliards de dinars. Les principales catégories d'importation comprenaient les produits énergétiques, les machines et les denrées alimentaires, reflétant des vulnérabilités externes persistantes.
Les exportations ont été menées par les industries mécaniques et électriques, les textiles et l'huile d'olive, mais les gains ont été insuffisants pour compenser la facture des importations. La balance commerciale énergétique est restée déficitaire en raison de la hausse des prix mondiaux du pétrole et des contraintes de production intérieure.
Les économistes attribuent l'élargissement du déficit à des facteurs structurels, notamment la dépendance aux intrants importés pour la fabrication et la diversification limitée des exportations. La Banque Centrale de Tunisie a maintenu une politique monétaire prudente pour gérer les pressions inflationnistes, qui s'élevaient à 7,2% en mai 2026.
Le gouvernement a annoncé des plans pour stimuler les exportations grâce à de nouveaux accords commerciaux et un soutien aux petites et moyennes entreprises, mais les analystes préviennent que des réformes budgétaires et structurelles soutenues sont nécessaires pour remédier au déséquilibre.