L'ancien président Donald Trump est impliqué dans de nombreuses procédures judiciaires civiles et pénales en cours. Les analystes juridiques relèvent un modèle récurrent : l'utilisation de requêtes procédurales et d'appels pour retarder les procédures et alourdir le fardeau financier et logistique des parties adverses et du système judiciaire.
Dans les litiges civils, comme les affaires de diffamation intentées par l'écrivaine E. Jean Carroll, l'équipe juridique de Trump a déposé de multiples requêtes en rejet, des appels et des demandes de report. Bien que ce soit une tactique juridique standard, l'ampleur et la fréquence dans ces affaires interconnectées sont perçues par certains experts comme un effort stratégique pour prolonger la procédure.
Dans ses quatre affaires pénales distinctes, notamment à New York, en Géorgie, en Floride et à Washington D.C., Trump a plaidé non coupable. Sa défense a déposé de nombreuses requêtes préalables au procès contestant les preuves, la compétence des tribunaux et l'applicabilité des lois. Ces motions font partie du processus contradictoire normal, mais leur volume a contribué à repousser les dates des procès.
Les commentateurs juridiques estiment que cette approche peut épuiser les ressources des plaignants et des procureurs, et mettre à l'épreuve la résistance du système judiciaire. La stratégie s'inscrit dans les limites de la procédure légale, mais son application dans plusieurs affaires de haute importance est une caractéristique déterminante des batailles juridiques actuelles de Trump.