Les autorités d'Amravati, dans le Maharashtra, ont démoli la maison familiale d'un adolescent de 17 ans accusé d'agression sexuelle sur une mineure. La démolition, réalisée par la municipalité d'Amravati le 13 avril 2026, a été justifiée par les officiels comme une action contre une construction illégale. L'adolescent accusé, dont l'identité est protégée car il est mineur, aurait été arrêté plus tôt dans la semaine suite à une plainte.
Cette affaire a suscité une vive controverse, des critiques affirmant que la démolition constitue une punition extra-judiciaire liée à l'identité religieuse de l'accusé. Des experts juridiques et des partis d'opposition ont condamné cette action, arguant qu'elle contourne les procédures légales. La pratique de démolir les biens des accusés est un sujet contentieux dans la politique indienne, des instances précédentes ayant fait l'objet d'examens par les tribunaux.
Le vice-ministre en chef du Maharashtra, Devendra Fadnavis, a défendu l'action de la municipalité, déclarant qu'il s'agissait d'une procédure de routine contre les structures non autorisées, sans lien avec le crime. Cependant, des groupes de défense des droits de l'homme ont demandé une enquête, remettant en question le timing et le motif de la démolition. L'enquête policière sur les allégations d'agression sexuelle se poursuit.