Le 23 juillet 2026, l'ancien président américain Donald Trump a publié sur son réseau social Truth Social qu'un accord nucléaire civil entre les États-Unis et l'Arabie saoudite est « entièrement conditionné » à la ratification par l'Arabie saoudite des accords d'Abraham, qui normaliseraient les relations avec Israël. La déclaration de Trump, faite alors qu'il est candidat à l'élection présidentielle de 2028, relance une condition clé de la politique de son administration précédente au Moyen-Orient.
Les accords d'Abraham, négociés par l'administration Trump en 2020, ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs nations arabes, dont les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Arabie saoudite, cependant, n'a pas rejoint les accords, invoquant la nécessité de progrès sur un État palestinien. Le message de Trump ne précisait pas les détails de l'accord nucléaire, mais des responsables américains ont précédemment discuté de l'intérêt saoudien pour la technologie nucléaire civile afin de diversifier ses sources d'énergie.
En date du 24 juillet 2026, il n'y a eu aucune réponse officielle du gouvernement saoudien ou du gouvernement israélien concernant la déclaration de Trump. L'administration Biden, actuellement en fonction, a poursuivi ses propres efforts diplomatiques dans la région, y compris des discussions sur la normalisation entre l'Arabie saoudite et Israël, mais ne les a pas liées publiquement à un accord nucléaire. Le message de Trump semble être une promesse de campagne plutôt qu'une proposition politique actuelle.
L'accord nucléaire civil en question impliquerait une assistance américaine à l'Arabie saoudite pour développer l'énergie nucléaire à des fins énergétiques, sous des garanties strictes de non-prolifération. Les critiques ont exprimé des inquiétudes quant aux capacités potentielles d'enrichissement, tandis que les partisans soutiennent que cela réduirait la dépendance saoudienne au pétrole. La condition de Trump ajoute une dimension politique à une négociation déjà complexe.