L'ancien président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l'Iran samedi, promettant de lui faire vivre un "enfer" s'il ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique. Cette voie maritime, par laquelle transite environ un cinquième du pétrole transporté par mer dans le monde, est fermée par les forces navales iraniennes après une escalade des tensions régionales.
Lors d'un discours de campagne dans le Michigan, Trump a déclaré : "S'ils n'ouvrent pas ce détroit, nous l'ouvrirons pour eux, et ce ne sera pas joli." Il a accusé l'administration Biden de faiblesse face à l'Iran. Cette fermeture a provoqué une forte hausse des prix du pétrole et accru les craintes d'une confrontation militaire directe.
La mission iranienne auprès des Nations Unies a qualifié les propos de Trump de "bellicistes" et de violation du droit international. L'Iran a invoqué des "préoccupations de sécurité régionale" et des exercices militaires pour justifier la fermeture temporaire, qui a interrompu tout trafic maritime commercial.
Le conseiller à la sécurité nationale américain, dans une déclaration séparée, a confirmé que les canaux diplomatiques restaient ouverts mais a souligné que "toutes les options étaient sur la table" pour assurer la liberté de navigation. La Cinquième Flotte américaine, basée à Bahreïn, a intensifié ses patrouilles dans les eaux avoisinantes.