La pratique de la chasse aux trophées en Afrique suscite un débat mondial intense. Ses partisans, dont certains conservationnistes et communautés locales, affirment que les redevances élevées payées par les chasseurs internationaux génèrent des revenus essentiels pour la gestion de la faune, les patrouilles anti-braconnage et le développement communautaire. Ils soutiennent que cette valeur économique incite à préserver de vastes habitats et des espèces qui pourraient sinon être perdues au profit de l'agriculture ou du braconnage.
Les critiques, cependant, remettent en question l'éthique et la durabilité de tuer des animaux pour le sport, en particulier les espèces menacées ou vulnérables. Des organisations comme Humane Society International estiment que les avantages pour la conservation sont souvent exagérés et que la pratique peut perturber les structures sociales des animaux et avoir des impacts écologiques négatifs. Le débat porte souvent sur l'efficacité de ce modèle économique et sur la possibilité que des financements alternatifs, comme le tourisme photographique, soient plus bénéfiques et éthiques.
Des réserves spécifiques, comme la Réserve spéciale de Niassa au Mozambique, ont été citées dans des rapports passés comme des zones où des concessions de chasse régulées étaient utilisées comme stratégie de conservation. Le commerce international légal des trophées de chasse est régi par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui établit des quotas pour certaines espèces sur la base d'évaluations scientifiques de la durabilité des populations.