Politique

Tours-opérateurs : « On a le sentiment de payer deux fois » après la crise en Iran

Les tours-opérateurs français protestent contre les frais de rapatriement imposés après la crise en Iran, dénonçant une double charge financière.

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Les tours-opérateurs français manifestent leur colère face aux charges financières imposées par l'État suite à la récente crise sécuritaire en Iran. Le syndicat Seto a déposé un recours devant le Conseil d'État contre un décret obligeant les organisateurs à prendre en charge les frais de rapatriement des voyageurs, une mesure activée après le relèvement de l'avis de voyage français pour l'Iran.

Les professionnels estiment être injustement pénalisés pour une situation géopolitique échappant à leur contrôle. « On a le sentiment de payer deux fois », a déclaré le président du Seto, Didier Arino, soulignant que les entreprises supportent déjà des coûts importants pour l'annulation des séjours et doivent désormais assumer des frais de rapatriement obligatoires. Le décret contesté fait suite à une attaque contre l'ambassade de France à Téhéran fin 2025, ayant conduit au renforcement des consignes de sécurité.

Ce recours illustre le conflit persistant entre les obligations commerciales et les protocoles sécuritaires de l'État. Si le gouvernement justifie cette mesure par la protection des citoyens, les opérateurs dénoncent un précédent problématique, les forçant à absorber les coûts de crises qu'ils ne peuvent ni prévoir ni empêcher.

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