Les employeurs en Tanzanie ne respectent pas l'obligation légale de réserver au moins trois pour cent de leurs effectifs aux personnes handicapées. La loi de 2004 sur l'emploi et les relations de travail impose ce quota, mais le taux de conformité reste faible dans les secteurs public et privé.
Des responsables du ministère du Travail, de la Jeunesse, de l'Emploi et des Personnes handicapées ont reconnu ce manquement généralisé. Ils citent un manque de sensibilisation des employeurs et des mécanismes d'application insuffisants comme principaux défis. Le gouvernement est pressé de fournir des directives plus claires et de mener des inspections plus rigoureuses.
Les groupes de défense soutiennent que le respect du quota est essentiel pour l'inclusion sociale et économique de plus de 3,2 millions de Tanzaniens vivant avec un handicap. Ils soulignent que l'emploi est une étape cruciale pour la réalisation de leurs droits en vertu de la loi nationale de 2010 sur les personnes handicapées et de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, que la Tanzanie a ratifiée.
Le gouvernement a indiqué son intention de revoir et de renforcer les stratégies de contrôle, envisageant potentiellement des pénalités plus strictes pour les employeurs non conformes. Cette question reste un point central des discussions sur les droits des personnes handicapées dans le pays.