Le Maroc a maintenu ses relations diplomatiques avec Israël, établies dans le cadre des Accords d'Abraham de 2020, malgré les critiques internationales croissantes à l'encontre du gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Alors que d'autres partenaires régionaux ont exprimé une condamnation publique forte des actions militaires israéliennes à Gaza, le gouvernement marocain a largement poursuivi sa voie de normalisation, tout en appelant également à un cessez-le-feu et à une solution à deux États.
Le roi Mohammed VI, qui détient l'autorité exécutive en matière de politique étrangère, a positionné le Maroc comme un médiateur, tirant parti de ses liens historiques avec Israël et le monde arabe au sens large. La relation est soutenue par des préoccupations sécuritaires communes et des accords parrainés par les États-Unis, y compris la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Cependant, le partenariat n'est pas sans tension domestique. L'opinion publique marocaine est largement favorable à la cause palestinienne, et le gouvernement a fait face à des protestations critiquant ses liens avec Israël. Les analystes notent que si les canaux diplomatiques restent ouverts, le rythme de l'engagement public et des initiatives conjointes a considérablement ralenti depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023.
En avril 2026, Netanyahou fait face à un isolement diplomatique important de la part de nombreux alliés occidentaux et institutions internationales en raison du conflit prolongé. Dans ce contexte, l'engagement continu, bien que prudent, du Maroc en fait une exception notable parmi les signataires des Accords d'Abraham, représentant l'une des rares relations stables d'Israël dans la région.