Dar es Salaam. L'introduction de salaires minimums révisés pour les travailleurs domestiques en Tanzanie a suscité des réactions mitigées parmi les ménages, certains employeurs évoquant une pression financière supplémentaire tandis que d'autres soutiennent cette mesure comme nécessaire pour améliorer les conditions de travail. Le nouveau salaire, effectif depuis juillet 2025, augmente le minimum mensuel de 100 000 à 150 000 TSh, selon une annonce gouvernementale vérifiée par les médias locaux.
Les travailleurs domestiques, y compris les femmes de ménage, les nounous et les jardiniers, font partie des moins bien payés du pays. Le gouvernement a déclaré que cette augmentation vise à s'aligner sur le coût de la vie et les lois du travail. Cependant, certains employeurs estiment que cette hausse pourrait entraîner une réduction des embauches ou des arrangements informels pour éviter la conformité.
Les groupes de défense des droits des travailleurs ont accueilli favorablement ce changement, notant que de nombreux travailleurs domestiques gagnaient auparavant moins que le minimum légal. Ils soulignent la nécessité d'une application et d'une éducation pour garantir que les travailleurs reçoivent leurs droits. Le nouveau salaire fait partie d'efforts plus larges pour formaliser le secteur, qui emploie environ 500 000 personnes en Tanzanie.
En juin 2026, la mise en œuvre reste inégale, avec des rapports indiquant que certains employeurs paient encore les anciens taux. Le gouvernement s'est engagé à surveiller la conformité et à pénaliser les contrevenants. Le débat se poursuit sur l'équilibre entre le bien-être des travailleurs et les budgets des ménages.