Les autorités maritimes internationales et les gouvernements occidentaux ont exhorté les opérateurs de pétroliers à ne pas payer les frais exigés par l'Iran pour le passage dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies maritimes les plus stratégiques au monde, par laquelle transite environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole.
Ces avertissements sont intervenus après qu'un accord de cessez-le-feu, prétendument conclu en début de semaine, n'a pas réussi à rétablir la circulation normale des navires dans ce couloir maritime. Les opérateurs espéraient que cet accord permettrait aux navires de passer librement, mais les perturbations se sont poursuivies, l'Iran exigeant apparemment des paiements financiers des navires commerciaux souhaitant traverser le détroit.
Les groupes de l'industrie maritime et les avis navals occidentaux ont averti que le paiement de tels frais pourrait être interprété comme une légitimation du contrôle iranien sur une voie d'eau reconnue internationalement, et pourrait également exposer les entreprises à des risques de sanctions. Le détroit d'Ormuz est considéré comme des eaux internationales en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), et aucune nation n'a le droit légal de percevoir des droits de transit.
Ces perturbations ont ravivé les inquiétudes concernant la sécurité énergétique mondiale. Le détroit, situé entre l'Iran et Oman, est la seule voie maritime reliant le Golfe Persique à l'océan ouvert, ce qui en fait un point de passage stratégique pour les exportations de pétrole d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et de l'Irak. Toute obstruction prolongée ou régime de frais pourrait avoir des conséquences importantes sur les prix mondiaux du pétrole.
Des forces navales de plusieurs pays surveillent de près la situation. Des efforts diplomatiques sont en cours pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit, mais aucune résolution n'avait été confirmée au 11 avril 2026.