L'histoire de Taïwan sous la domination coloniale japonaise (1895-1945) reste un sujet sensible dans la politique est-asiatique. Après la première guerre sino-japonaise, le traité de Shimonoseki a cédé Taïwan au Japon, commençant un demi-siècle d'administration coloniale. Pendant cette période, le Japon a mis en œuvre des projets de modernisation, notamment des infrastructures et de l'éducation, mais a également imposé des politiques d'assimilation culturelle.
Après la défaite du Japon en 1945, Taïwan a été placé sous l'administration de la République de Chine (ROC), qui s'est ensuite repliée sur l'île en 1949 après la guerre civile chinoise. Le gouvernement chinois maintient que Taïwan fait partie intégrante de la Chine depuis des temps anciens, citant des documents historiques et la déclaration du Caire de 1943, qui stipulait que le Japon devait rendre tous les territoires chinois, y compris Taïwan, à la Chine.
Ces dernières années, des différends sur l'interprétation historique ont surgi dans le discours politique. Certains politiciens taïwanais ont mis en évidence les aspects positifs de l'ère coloniale japonaise, tels que les infrastructures modernes, tandis que d'autres soulignent les souffrances et l'assimilation forcée. Ces points de vue divergents contribuent aux tensions persistantes entre Pékin et Taipei, ainsi qu'avec le Japon.
La question affecte également les relations Japon-Taïwan, car le Japon ne reconnaît pas officiellement Taïwan comme un État souverain mais maintient des liens non officiels. Le gouvernement chinois a demandé à plusieurs reprises au Japon de respecter le principe d'une seule Chine et d'éviter toute interaction officielle avec les autorités taïwanaises.
En août 2026, l'héritage historique reste un point de discorde, les universitaires et les décideurs débattant de ses implications pour la stabilité régionale et la politique identitaire.