Coup de 1972 : la CEDH a donné raison à la veuve d'Amekrane

En 1972, après un coup d'État manqué au Maroc, la CEDH a jugé que le Royaume-Uni avait violé le droit à la vie d'Amekrane en le renvoyant au Maroc.

1972 Coup: ECHR Ruled for Amekrane Widow vs UK

Image: yabiladi.com

Le 16 août 1972, le lieutenant-colonel Mohamed Amekrane, officier de l'armée de l'air marocaine, a été exécuté après une tentative de coup d'État manquée contre le roi Hassan II. Amekrane s'était enfui à Gibraltar, territoire britannique, mais a été rapidement renvoyé au Maroc par les autorités britanniques, conduisant à son procès et à son exécution.

Sa veuve, Lalla Fatma Amekrane, a porté l'affaire devant la Commission européenne des droits de l'homme (CEDH), arguant que la décision du Royaume-Uni de renvoyer son mari violait son droit à la vie. En 1974, la Commission a jugé que le Royaume-Uni avait effectivement violé l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme, car il savait ou aurait dû savoir qu'Amekrane risquait réellement la peine de mort.

Cette affaire est devenue un précédent majeur dans le droit européen des droits de l'homme, établissant le principe de non-refoulement dans le contexte de la peine de mort. Le Royaume-Uni a été reconnu coupable d'avoir agi illégalement en exposant Amekrane à un risque prévisible d'exécution.

Cet arrêt précède l'acceptation formelle par le Royaume-Uni du droit de recours individuel devant la Cour européenne des droits de l'homme, intervenue en 1966, mais il a créé un précédent pour des affaires ultérieures concernant le transfert de suspects vers des pays où ils risquent la torture ou la mort.

❓ Frequently Asked Questions

What was the Amekrane case about?

It concerned a Moroccan officer who fled to Gibraltar after a failed coup and was returned to Morocco by the UK, leading to his execution. His widow sued the UK at the ECHR.

What did the ECHR decide in the Amekrane case?

In 1974, the European Commission of Human Rights ruled that the UK violated Article 2 (right to life) by returning Amekrane to Morocco, where he faced a real risk of the death penalty.

Why is the Amekrane case significant?

It established the principle that states cannot return individuals to countries where they face a real risk of execution, a key aspect of non-refoulement in human rights law.

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