Une étude récente de l'observatoire des médias Migrapress a analysé la propagation des contenus haineux et anti-migrants dans les espaces numériques marocains. Le rapport, intitulé « Baromètre de la haine en ligne au Maroc », a suivi et catégorisé systématiquement les discours xénophobes sur les plateformes sociales et les forums en ligne sur une période définie.
Selon les conclusions vérifiées, une part significative des conversations en ligne surveillées contenait une rhétorique hostile ciblant les migrants et réfugiés originaires d'Afrique subsaharienne. Cette hostilité numérique se manifeste souvent par des stéréotypes, des fausses informations et des appels à l'exclusion, contrastant avec les politiques officielles du Maroc et sa réputation historique d'hospitalité.
Le baromètre Migrapress vise à quantifier ce phénomène pour mieux en comprendre les moteurs et l'impact. Les chercheurs notent que ce discours de haine en ligne peut alimenter les discriminations et violences dans le monde réel, constituant un défi pour la cohésion sociale. Le rapport appelle à une meilleure éducation aux médias et à une modération responsable des plateformes pour contrer cette tendance.
Cette analyse intervient alors que le Maroc continue de naviguer dans son rôle de pays de transit et de destination pour les migrations. Alors que des stratégies nationales ont été mises en œuvre pour soutenir l'intégration des migrants, l'étude met en lumière un écart persistant entre les positions officielles et certains segments de l'opinion publique en ligne.