Une étude récente a examiné le lien paradoxal entre une alimentation saine et le risque de cancer du poumon chez les jeunes adultes n'ayant jamais fumé. La recherche, qui a analysé les données de plus de 2 300 participants, a révélé que les individus de moins de 50 ans consommant de plus grandes quantités de fruits, de légumes et de céréales complètes présentaient un risque légèrement plus élevé de développer un adénocarcinome pulmonaire par rapport à la population générale.
Les auteurs de l'étude, dont les travaux ont été publiés dans le Journal of the National Cancer Institute, émettent l'hypothèse que les résidus de pesticides sur ces aliments pourraient être un facteur contributif. Ils notent que certains pesticides ont été classés comme cancérogènes probables pour l'homme par des agences comme le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les chercheurs soulignent que leurs résultats sont observationnels et ne prouvent pas de lien de cause à effet, appelant à des investigations plus poussées sur des produits chimiques agricoles spécifiques.
Les experts en santé non impliqués dans l'étude insistent sur le fait que les bénéfices d'un régime riche en fruits et légumes pour la santé globale et la prévention du cancer sont bien établis et ne doivent pas être remis en cause. Ils recommandent de laver soigneusement les produits et, lorsque c'est possible, de choisir des options biologiques pour les aliments connus pour avoir des résidus de pesticides plus élevés, afin de réduire les risques potentiels tout en conservant les avantages nutritionnels.