Une équipe internationale d'astronomes, comprenant des chercheurs de l'Université Northwestern, a utilisé l'ancien courant stellaire GD-1 comme une piste de miettes de pain cosmique pour cartographier la distribution de la matière noire dans notre galaxie. Le courant, un ruban d'étoiles déchiré par la gravité de la Voie lactée, montre des perturbations qui révèlent la présence d'amas de matière noire invisibles.
En analysant des mesures précises du télescope spatial Gaia et du Dark Energy Survey, l'équipe a identifié plusieurs lacunes et ondulations dans le courant. Ces caractéristiques s'expliquent le mieux par des rencontres rapprochées avec des sous-halos de matière noire—de petits amas denses prédits par la théorie mais jamais observés directement.
Les résultats, publiés dans la revue Physical Review Letters le 13 août 2026, fournissent la carte la plus détaillée à ce jour des structures de matière noire dans le halo de la Voie lactée. Ils remettent en question les simulations actuelles, qui prédisent plus de sous-halos que ce qui est observé, suggérant que la matière noire pourrait interagir avec elle-même de manière inattendue.
L'auteure principale, le Dr Ana Bonaca du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, a déclaré : « C'est une avancée majeure dans la compréhension de la matière noire. Le courant stellaire agit comme un détecteur, enregistrant l'influence gravitationnelle de la matière noire sur des milliards d'années. » L'équipe prévoit d'étendre la recherche à d'autres courants stellaires pour affiner la carte de la matière noire.