Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a réaffirmé que la frontière de l'enclave espagnole de Ceuta restera fermée, dans un contexte de crise diplomatique persistante avec le Maroc au sujet de la politique migratoire. S'exprimant le 18 août 2026, Sánchez a défendu l'approche de son gouvernement, soulignant la nécessité d'une migration ordonnée et d'une coopération avec le Maroc.
La crise s'est intensifiée après que des centaines de migrants ont tenté de traverser vers Ceuta ces derniers jours, incitant l'Espagne à renforcer les contrôles aux frontières. Sánchez a réitéré que l'Espagne n'accepterait pas d'entrées irrégulières et que la frontière resterait fermée jusqu'à ce que le Maroc accepte de reprendre les mineurs non accompagnés et d'assurer une meilleure gestion des frontières.
Malgré les tensions, Sánchez a exprimé sa volonté de maintenir un dialogue avec Rabat, soulignant que la relation est « stratégique » pour les deux pays. Il a appelé à un partenariat « loyal et constructif » pour relever des défis communs, notamment la migration et la lutte contre le terrorisme.
Le gouvernement espagnol fait face à des critiques de la part des partis d'opposition, qui accusent Sánchez d'être trop indulgent avec le Maroc. Cependant, Sánchez a défendu sa politique, arguant qu'une approche coopérative est la seule voie viable pour gérer les flux migratoires dans la région.