QUÉBEC — Le Parti Québécois (PQ) tiendra sa promesse de tenir un référendum sur l'indépendance s'il est élu, mais pas avant 2029, a déclaré mardi le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon. Il a précisé que le parti attendrait la fin du mandat présidentiel américain actuel avant de procéder à un vote.
Les commentaires de Plamondon ont été faits lors d'une conférence de presse à Québec, où il a réitéré l'engagement du PQ envers la souveraineté, mais a souligné l'importance du moment. Il a fait valoir que tenir un référendum pendant que Donald Trump est à la Maison-Blanche serait contre-productif, car le climat politique aux États-Unis pourrait compliquer les efforts du Québec pour négocier un partenariat avec son principal partenaire commercial.
L'annonce a immédiatement suscité des critiques de la part des opposants politiques. Le chef du Parti libéral du Québec, Denis Coderre, a accusé le PQ de retarder sa promesse fondamentale, tandis que le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a qualifié le calendrier d'irréaliste et de diviseur. Le PQ est actuellement en tête dans les sondages, mais le parti n'a pas encore précisé de date pour un référendum s'il remporte les prochaines élections provinciales, prévues en octobre 2026.
Les analystes politiques notent que la stratégie du PQ reflète une approche prudente, visant à éviter toute ingérence externe dans une campagne souverainiste. Cependant, les critiques soutiennent qu'attendre jusqu'en 2029 pourrait permettre aux partis d'opposition de se regrouper et de saper l'élan du PQ.