Pendant la Coupe d'Afrique des Nations 2025 (CAN) au Maroc, les plateformes de médias sociaux sont devenues des foyers d'amplification de stéréotypes nationaux nuisibles et d'abus en ligne dirigés contre les joueurs et les supporters. Des recherches d'organisations comme l'Institute for Strategic Dialogue (ISD) et des analyses médiatiques ont documenté un pic significatif de commentaires toxiques, réduisant souvent des identités nationales complexes à des clichés simplistes et désobligeants.
Les analystes ont noté que les rivalités, particulièrement lors des matches à élimination directe, dégénéraient fréquemment en vagues de désinformation coordonnée et de rhétorique xénophobe sur des plateformes comme X (anciennement Twitter), Facebook et TikTok. Des faux récits et des médias manipulés ("deepfakes") ont parfois été utilisés pour attiser les tensions entre groupes de supporters, dépassant la simple taquinerie sportive pour causer un préjudice social réel.
La visibilité en ligne mondiale du tournoi a servi de mégaphone à ces problèmes. Alors que des fédérations comme la CAF promouvaient des messages d'unité, leur effet était souvent noyé par le volume de discours de haine généré par les utilisateurs. Ce cas souligne le défi permanent pour les instances dirigeantes du sport et les entreprises de médias sociaux dans la modération d'événements en temps réel et à grande échelle où l'émotion et la fierté nationale sont facilement instrumentalisées.
Les experts citent la CAN 2025 comme un exemple clair de la façon dont les grands événements sportifs peuvent refléter et intensifier les divisions sociétales plus larges lorsqu'ils se jouent sur des plateformes numériques largement non modérées. Cet incident a relancé les appels à des mesures préventives plus robustes et une modération de contenu en temps réel lors des futurs tournois.