Le 26 mars 1812, un tremblement de terre dévastateur frappa Caracas, au Venezuela, tuant entre 15 000 et 20 000 personnes. La catastrophe survint pendant la guerre d'indépendance vénézuélienne, alors que Simón Bolívar menait la lutte contre la domination coloniale espagnole.
Le séisme, qui toucha également d'autres villes comme La Guaira et Mérida, fut interprété par les royalistes espagnols comme une punition divine contre la rébellion. Bolívar, cependant, rassembla ses troupes avec la déclaration célèbre : 'Si la nature s'oppose à nous, nous lutterons contre elle et la ferons obéir.'
Cet événement marqua un tournant dans la campagne de Bolívar. La destruction et la perte de moral contribuèrent à la chute de la Première République du Venezuela plus tard cette année-là. Bolívar fut contraint à l'exil, mais il revint en 1813 pour lancer sa 'Campagne Admirable', libérant finalement une grande partie de l'Amérique du Sud.
Les historiens notent que le séisme n'arrêta pas Bolívar mais renforça plutôt sa détermination. Il reste un exemple clé de la façon dont les catastrophes naturelles peuvent s'entrecroiser avec les bouleversements politiques.