La décision du Sénégal de retarder un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI) a eu un coût financier significatif, selon des analyses récentes. L'absence de programme d'ici début 2026 a entraîné un manque à gagner estimé à 1,2 milliard de dollars en financement attendu, comme l'a rapporté la consultation Article IV du FMI en mai 2026.
Ce retard découle de tensions politiques et de désaccords sur les réformes fiscales, notamment les réductions de subventions et les hausses d'impôts. Sans le soutien du FMI, le Sénégal a fait face à des coûts d'emprunt plus élevés et un accès réduit aux marchés de capitaux internationaux, avec des rendements obligataires en hausse d'environ 150 points de base depuis fin 2025.
Les prévisions de croissance économique ont été revues à la baisse, passant de 6,5 % à 5,2 % pour 2026, selon le ministère sénégalais des Finances. Le déficit budgétaire devrait se creuser à 6,8 % du PIB, dépassant l'objectif initial de 4,5 %, alors que le gouvernement peine à financer les projets d'infrastructure sans soutien extérieur.
Les critiques estiment que la quête de 'souveraineté économique' a été coûteuse, tandis que les partisans maintiennent que le retard a permis d'obtenir des conditions plus favorables. Cependant, le FMI a indiqué être prêt à reprendre les négociations dès que le gouvernement présentera un plan crédible de consolidation budgétaire.