Une nouvelle étude a révélé que les touristes plongeurs, malgré leurs bonnes intentions de conserver les récifs coralliens, causent par inadvertance des dommages significatifs à ces écosystèmes fragiles. La recherche, menée par des scientifiques australiens, met en lumière les conséquences imprévues du tourisme dans les destinations récifales populaires.
L'étude, publiée dans le Journal of Environmental Management, a observé des plongeurs sur plusieurs sites de la Grande Barrière de corail. Les chercheurs ont constaté que même les plongeurs bien entraînés entraient fréquemment en contact physique avec le corail, soit avec leurs mains, leurs palmes ou leur équipement. Ce contact peut briser ou éroder le corail, entraînant des maladies et la mort.
L'auteur principal, le Dr Kaylee Smith de l'Université James Cook, a déclaré : 'Les plongeurs veulent souvent s'approcher ou se stabiliser, mais même un contact léger peut endommager la couche de mucus protectrice du corail et causer des dommages durables.' L'étude estime qu'un seul plongeur peut provoquer jusqu'à 15 contacts par plongée, avec des effets cumulatifs sur des milliers de plongées chaque année.
Les résultats suggèrent qu'une meilleure éducation des plongeurs et une application plus stricte des politiques de 'non-toucher' pourraient réduire les dommages. Les chercheurs recommandent des briefings avant la plongée qui mettent l'accent sur la fragilité du corail et l'importance du contrôle de la flottabilité.