Selon un reportage de France 24, les réfugiés sahraouis vivant dans les camps de Tindouf en Algérie ont exprimé leur opposition au plan d'autonomie du Maroc pour la région contestée du Sahara occidental. Le plan, proposé par le Maroc, offre une autonomie limitée sous souveraineté marocaine, mais les représentants sahraouis affirment qu'il a été élaboré sans leur consultation.
Le Front Polisario, qui administre les camps et milite pour l'indépendance du Sahara occidental, a rejeté l'initiative d'autonomie. Les dirigeants sahraouis à Tindouf ont déclaré que le plan ne répond pas à leur demande d'un référendum sur l'autodétermination supervisé par l'ONU, comme le prévoient les accords de paix antérieurs.
La proposition d'autonomie du Maroc a obtenu un certain soutien international, notamment des États-Unis, qui ont reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en 2020. Cependant, la population sahraouie dans les camps reste ferme dans son opposition, appelant à des négociations directes sous l'égide de l'ONU.
Les Nations unies continuent de servir de médiateur entre le Maroc et le Front Polisario, mais aucune résolution n'a été trouvée. La situation dans les camps de Tindouf reste tendue, les réfugiés dépendant de l'aide internationale et exprimant leur frustration face au processus de paix bloqué.