Selon un rapport de l'Association russe des tour-opérateurs (ATOR) publié le 20 mai 2026, les citoyens russes ne peuvent désormais voler directement que vers 30 pays pour leurs vacances. Il s'agit d'une diminution significative par rapport aux 90 pays accessibles à l'époque soviétique, comme le confirme l'analyse d'ATOR des horaires de vol actuels et des sanctions.
Cette réduction est principalement due aux sanctions occidentales imposées après l'invasion de l'Ukraine en 2022, qui ont conduit à la fermeture de l'espace aérien aux compagnies aériennes russes par l'Union européenne, les États-Unis, le Canada et d'autres nations. De plus, le prix élevé du kérosène, exacerbé par les sanctions sur les exportations de pétrole russe, a rendu de nombreuses routes internationales économiquement non viables pour les transporteurs russes.
Parmi les 30 pays accessibles figurent la Turquie, les Émirats arabes unis, l'Égypte, la Thaïlande et plusieurs anciennes républiques soviétiques. Cependant, de nombreuses destinations populaires en Europe, en Amérique du Nord et en Asie ne sont plus accessibles via des vols directs. ATOR a noté que le nombre de destinations de vols directs diminue régulièrement depuis 2022.
Cette situation a forcé de nombreux Russes à rechercher des itinéraires de voyage alternatifs, y compris des vols de correspondance via des pays tiers comme la Turquie ou les Émirats arabes unis, ce qui peut augmenter considérablement le temps de trajet et les coûts. Le gouvernement russe a tenté d'atténuer l'impact en élargissant les subventions aux vols et en promouvant le tourisme intérieur, mais les options restent limitées.
Cette évolution contraste fortement avec l'époque soviétique, où Aeroflot opérait des vols vers plus de 90 pays, bien qu'avec des restrictions importantes sur la liberté de voyager. Les limitations actuelles soulignent l'impact continu des tensions géopolitiques sur la vie quotidienne en Russie.