L'investissement mondial dans la fabrication d'énergies propres, notamment pour les panneaux solaires, les batteries et les électrolyseurs, a explosé, atteignant environ 200 milliards de dollars en 2024 selon l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE). Cela représente une augmentation de 70 % par rapport à l'année précédente, signalant un changement majeur dans les politiques industrielles et l'allocation du capital vers la transition énergétique.
Cet essor des investissements remodèle fondamentalement la compétitivité industrielle et les chaînes d'approvisionnement mondiales. Les grandes économies, dont les États-Unis, la Chine et l'Union européenne, mettent en œuvre des politiques industrielles et des subventions substantielles, comme l'Inflation Reduction Act américain, pour sécuriser leurs positions dans la chaîne de valeur des technologies propres. Cette concurrence crée de nouveaux pôles industriels tout en bouleversant les dynamiques commerciales existantes.
La montée en puissance rapide fait baisser les coûts des technologies et accélère le déploiement. L'AIE indique que les projets de fabrication de modules solaires PV annoncés pourraient répondre à la demande mondiale d'ici 2030, et que la capacité de fabrication de batteries est en bonne voie d'être plus que suffisante. Des défis persistent néanmoins, notamment des goulets d'étranglement potentiels dans les chaînes d'approvisionnement pour les minéraux critiques et la nécessité d'une innovation et d'un développement de la main-d'œuvre continus.
Pour les nations, le succès dans ce nouveau paradigme industriel dépend de l'intégration des énergies renouvelables dans leurs stratégies économiques pour réduire les coûts de l'énergie, renforcer la sécurité énergétique et créer des emplois manufacturiers à haute valeur ajoutée. La transition représente à la fois une opportunité économique majeure et un impératif stratégique dans la course mondiale au leadership technologique.