Le constructeur automobile français Renault a annoncé une restructuration importante de ses activités d'ingénierie, avec un projet de suppression de 15 % à 20 % de ses effectifs dans ce domaine. Cette réduction pourrait concerner jusqu'à 2.400 postes, selon les déclarations de l'entreprise et des sources syndicales.
Cette décision s'inscrit dans le plan d'économies plus large, baptisé « Renaulution », lancé par le PDG Luca de Meo. La stratégie vise à rationaliser les opérations et à réduire les coûts fixes de 2 milliards d'euros d'ici 2025 pour améliorer la compétitivité du groupe sur le marché en pleine évolution des véhicules électriques.
Les suppressions de postes devraient être réalisées principalement via des départs volontaires et de la mobilité interne, plutôt que par des licenciements secs. La société a indiqué qu'elle travaillerait avec les partenaires sociaux pour gérer la transition, en mettant l'accent sur la reconversion et le reclassement lorsque cela est possible.
Cette restructuration reflète la pression intense qui pèse sur les constructeurs automobiles traditionnels pour s'adapter à la transition électrique tout en maîtrisant leurs coûts. L'annonce de Renault fait suite à des ajustements d'effectifs similaires chez d'autres grands constructeurs à l'échelle mondiale, alors que l'industrie recentre ses priorités et ses ressources.