Renault a annoncé un plan ambitieux visant à réduire de 50% le temps de production de ses véhicules d'ici 2027, dans le but d'égaler la rapidité des constructeurs chinois. Le constructeur français, qui met actuellement environ 20 heures pour assembler un véhicule, souhaite réduire ce délai à 10 heures, selon des rapports de l'industrie. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de Renault pour accroître sa compétitivité sur le marché mondial des véhicules électriques.
Le plan implique l'adoption de techniques de fabrication avancées, notamment des plates-formes modulaires et une automatisation accrue, similaires à celles utilisées par des entreprises chinoises comme BYD et Nio. Le PDG de Renault, Luca de Meo, a déclaré dans une interview récente que l'entreprise doit 'apprendre des meilleurs' pour survivre dans une industrie en évolution rapide. Cependant, des experts mettent en garde contre le fait qu'une production rapide peut entraîner des problèmes de qualité si elle n'est pas gérée avec soin.
Cette décision de Renault intervient alors que les constructeurs chinois ont considérablement réduit leurs temps de production grâce à l'intégration verticale et à la fabrication allégée. Par exemple, BYD peut produire un véhicule en moins de 10 heures, selon une étude de 2025 du Conseil international pour un transport propre. Le défi pour Renault sera de maintenir sa réputation de fiabilité tout en accélérant sa production.
L'entreprise a déjà commencé à tester de nouveaux processus dans son usine de Douai, en France, où elle produit la Megane E-Tech électrique. Les premiers résultats montrent une réduction de 15% du temps d'assemblage, mais la mise en œuvre complète nécessitera des investissements importants dans la robotique et la formation des travailleurs. Renault n'a pas divulgué le coût total de l'initiative.
Les analystes de l'industrie restent divisés sur la faisabilité du plan. Si certains saluent l'ambition de Renault, d'autres avertissent que réduire trop rapidement le temps de production pourrait mettre à rude épreuve les fournisseurs et entraîner des rappels. Le succès de la stratégie dépendra de la capacité de Renault à équilibrer rapidité et contrôle de la qualité.