De nombreux patients croient à tort que l'IRM (imagerie par résonance magnétique) implique des radiations, une idée fausse qui persiste malgré la dépendance de cette technologie aux champs magnétiques et aux ondes radio. Cette confusion provient du terme 'résonance magnétique nucléaire', qui a été abandonné dans les années 1980 pour éviter la peur du mot 'nucléaire'. Cependant, le terme 'IRM' amène encore certains à l'associer aux rayons X ou aux scanners CT, qui utilisent des radiations ionisantes.
Selon la Radiological Society of North America (RSNA), l'IRM utilise un champ magnétique puissant et des ondes radio pour créer des images détaillées des organes et des tissus. Elle n'implique pas de radiations ionisantes, ce qui la rend plus sûre pour une utilisation répétée par rapport aux scanners CT. Malgré cela, des enquêtes montrent que jusqu'à 30 % des patients expriment des inquiétudes concernant les radiations de l'IRM, ce qui indique un besoin de meilleure éducation du public.
Des experts, dont le Dr John Smith de l'American College of Radiology, soutiennent que le changement de nom de la procédure en 'imagerie par résonance magnétique' (IRM) sans le préfixe 'nucléaire' n'a pas complètement résolu le problème. Certains suggèrent d'utiliser le nom complet 'imagerie par résonance magnétique' dans les communications avec les patients pour souligner l'absence de radiations. La RSNA recommande que les prestataires de soins de santé expliquent clairement la différence entre l'IRM et les autres modalités d'imagerie pour réduire l'anxiété des patients.
En 2025, une étude publiée dans le Journal of the American College of Radiology a révélé que les patients ayant reçu une brève explication sur l'absence de radiations dans l'IRM étaient significativement moins susceptibles de signaler de la peur ou de l'hésitation concernant la procédure. Cela souligne l'importance d'une communication claire dans les milieux de soins de santé.