Les récentes précipitations à travers le Maroc ont provoqué une résurgence des plantes aromatiques et médicinales sauvages, après des années de sécheresse sévère qui menaçaient à la fois la flore et les moyens de subsistance qui en dépendent. La sécheresse, qui a atteint son paroxysme en 2024 et était la pire depuis des décennies au Maroc, avait drastiquement réduit la croissance d'espèces clés comme le thym, le romarin et la lavande dans les régions montagneuses.
Cette renaissance est cruciale pour les communautés rurales et les coopératives, notamment les femmes, qui récoltent ces plantes pour les utiliser dans les cosmétiques, la médecine traditionnelle et le secteur culinaire. La sécheresse avait contraint de nombreux cueilleurs à parcourir de plus longues distances et à travailler plus dur pour des rendements diminués, affectant une part importante de l'économie informelle.
Si les pluies du début d'année 2026 ont amélioré les conditions, les experts mettent en garde contre la fragilité de cette reprise. Le changement climatique constitue une menace à long terme pour ces écosystèmes, et les pratiques de récolte durable sont de plus en plus encouragées pour éviter la surexploitation des plantes ravivées.
Cette situation souligne la vulnérabilité des ressources agricoles et naturelles du Maroc face à la variabilité climatique. La repousse offre un répit temporaire, mais des stratégies à long terme pour la gestion de l'eau et la conservation sont jugées essentielles pour la résilience future du secteur.