Des manifestations ont éclaté à plusieurs reprises au Cachemire pakistanais (PoK) en raison d'une crise constitutionnelle de longue date et de griefs historiques. Le statut de la région en tant que territoire contesté selon les résolutions des Nations Unies a alimenté les demandes d'autodétermination, tandis que les problèmes de gouvernance locale exacerbent les tensions.
Ces dernières années, les manifestations ont été déclenchées par des amendements constitutionnels qui centralisent le pouvoir à Islamabad, sapant l'autonomie promise au PoK. Par exemple, l'arrêt de la Cour suprême du Pakistan en 2018 a permis au gouvernement fédéral d'étendre son autorité sur la région, provoquant des manifestations généralisées.
Les disparités économiques et le manque de représentation politique contribuent également aux troubles. L'économie de la région dépend fortement des envois de fonds et de l'agriculture, mais le chômage et l'inflation restent élevés. Malgré des pourparlers périodiques, aucune solution durable n'a été trouvée, et les manifestations continuent d'être une caractéristique récurrente du paysage politique du PoK.