Une vaste étude sud-coréenne publiée dans The BMJ le 30 avril 2026 n'a trouvé aucun risque accru de troubles psychiatriques ou neurodéveloppementaux, comme le TDAH et l'autisme, chez les enfants dont les mères ont pris des sédatifs pendant la grossesse. Ces résultats rassurent les cliniciens et les femmes enceintes, selon les chercheurs.
L'étude a analysé les données de plus de 1,5 million de paires mère-enfant en Corée du Sud, en utilisant les registres nationaux d'assurance maladie. Elle a comparé les enfants exposés aux benzodiazépines ou aux médicaments Z (comme le zolpidem) in utero à ceux non exposés, en ajustant pour la santé mentale maternelle et d'autres facteurs de confusion.
Les résultats n'ont montré aucune association significative entre l'exposition prénatale et les diagnostics ultérieurs de TDAH, de trouble du spectre autistique ou d'autres affections psychiatriques. Les chercheurs ont souligné que le risque absolu restait faible dans les deux groupes.
Les experts avertissent que l'étude est observationnelle et ne peut prouver la causalité, mais elle fournit des preuves solides contre un lien direct. Ils conseillent aux femmes enceintes de toujours discuter de tout médicament avec leur médecin.