En France, des milliers de médecins formés à l'étranger, appelés Padhue (praticiens à diplôme hors Union européenne), travaillent dans les hôpitaux sous contrats temporaires, souvent pendant des années, sans les droits complets de leurs homologues français. Ces médecins, venant notamment d'Algérie, de Tunisie, du Maroc et du Liban, comblent des pénuries critiques dans les zones sous-dotées, notamment aux urgences et dans les hôpitaux ruraux.
Malgré leur rôle essentiel, les Padhue font face à un statut précaire : ils ne sont pas considérés comme personnel permanent, ont une progression de carrière limitée et peuvent être licenciés avec peu de préavis. Un rapport du Sénat français de 2025 a souligné que plus de 10 000 Padhue travaillent dans les hôpitaux publics, mais beaucoup n'ont pas accès à la formation ou à la reconnaissance de leur expérience.
Des réformes récentes, dont une loi de 2024, visaient à simplifier leur intégration, mais la mise en œuvre a été lente. Des groupes de défense continuent de réclamer un traitement égalitaire, soulignant que ces médecins travaillent souvent les mêmes heures que leurs pairs mais gagnent moins et ont moins de protections.